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Cette entrée a été publiée le 05/03/2013.

L’épuisement nerveux (burn out)

Le mal du siècle

Concurrence, compétitivité, efficacité, productivité, tels sont les maîtres-mots des sociétés modernes, entraînées dans la masse tourbillonnante de la production de masse, de la technologie performante, de l’informatique omniprésente et de l’obsession du profit et du pouvoir d’achat.

Cette frénésie collective n’est pas sans conséquences sur la santé des individus en termes d’extrême fatigue nerveuse et psychique, ce dont on commence tout juste à prendre conscience. Car, depuis quelque temps, une sorte de «maladie du travail» se répand dans les entreprises, et ce sont évidemment les plus consciencieux, les plus chargés de responsabilités – les cadres notamment -, les plus soucieux de bien faire, les plus émotifs aussi, qui sont confrontés les premiers à ce stress permanent. Et il peut advenir que celui-ci déborde complètement leurs défenses organiques, les amenant au stade d’épuisement émotionnel que les Américains nomment «Burn out» (qu’on peut traduire par «être consumé», «s’éteindre»).

L’homme de Cro-Magnon devant l’ordinateur

Le drame de l’homme moderne, c’est que son cerveau et son système nerveux ne se sont guère modifiés au cours des cinq derniers millénaires, et sans doute pas du tout durant les deux derniers siècles. Or, quelle commune mesure y a-t-il entre le travail de notre ancêtre paysan de 1812 et celui de son descendant de 2012 vissé devant son ordinateur ? «L’homme est un étranger dans le monde qu’il a créé», déclarait déjà Alexis Carrel (Prix Nobel de médecine en 1910) qui pourtant ne connaissait pas encore la télévision, ni l’ordinateur, ni le téléphone portable.

Que dirait-il aujourd’hui ? Il ne pourrait que souligner sa sentence de deux traits appuyés. Chacun apprécie l’efficacité des moyens modernes de communication, mais on oublie qu’ils augmentent considérablement la pression mentale exercée sur chaque individu. Sacha Guitry disait déjà, en substance : «Avec le téléphone, n’importe qui vous sonne comme autrefois le maître sonnait son valet.» C’est terriblement exact ! Et Guitry non plus ne connaissait pas le portable.

Aujourd’hui, pour peu que vous occupiez un poste de responsabilité, il vous est pratiquement impossible d’échapper aux sollicitations de toutes sortes qui viennent à l’improviste vous déconcentrer et vous obligent à penser à trente-six choses à la fois. Comme ce n’est pas possible, vous en oubliez la moitié, d’où un stress supplémentaire, une anxiété au sujet d’une erreur éventuellement commise et un obscur sentiment de culpabilité qui finissent par user prématurément votre système nerveux.

Tant que vous êtes jeune et en bonne santé, vous tenez le coup à peu près, mais dès que vous passez la quarantaine, cela devient de moins en moins supportable. Or, les conditions économiques et sociales actuelles (mondialisation, allongement de la durée de vie, vieillissement des populations occidentales…) conduisent inexorablement à repousser l’âge de la retraite. Comment concilier ces deux impératifs contraires ? Entre usure nerveuse prématurée et nécessité de travailler plus longtemps, il y a téléscopage.

Les entreprises au pied du mur

Ce sera la problématique principale des entreprises dans les vingt années à venir. Il leur faudra trouver le moyen de «déstresser» leurs employés, où elles subiront une baisse importante de productivité, tandis que la Sécurité Sociale, déjà si mal en point, croulera sous les arrêts de travail.

Certaines entreprises s’en préoccupent déjà, mais beaucoup ne s’en soucient guère ou se contentent de «rajeunir» leur personnel. Le Dr François Baumann, dans son ouvrage intitulé Burn out, quand le travail rend malade (Editions Josette Lyon) écrit : «Le paradoxe étant que la personne ainsi  »consumée » ne voit pas clairement les conséquences de son état : elle n’est pas encore consciente d’être entrée dans une pathologie. Elle va poursuivre son travail à un rythme effréné et même accéléré par rapport à ses habitudes… mais avec une absence d’efficacité, une redondance dans l’effort qui entretiendra cette démotivation générale en rapport avec la faiblesse des résultats obtenus.»

Car c’est en effet la démotivation qui menace le «consumé», dégoûté de constater que son redoublement d’efforts n’obtient pas les résultats souhaités. Ou bien, pire encore, il a recours à des subterfuges : tabac, alcool, drogues, somnifères, antidépresseurs, etc. pour masquer le problème sans le résoudre. Il peut tomber alors dans des addictions dont les méfaits viendront s’ajouter à son épuisement et l’enfermer dans une situation intenable dont il ne pourra plus sortir.

Une enquête de l’IFAS (Institut Français d’Action sur le Stress) et portant sur 13.000 personnes, montre que le facteur stress au travail représente aujourd’hui pour un homme sur cinq et pour une femme sur trois un élément de risque-santé important… On ne peut qu’être inquiet en ce qui concerne l’évolution rapide et prévisible des troubles psychiques, mais aussi des troubles articulaires et des douleurs musculaires; si rien n’est fait, c’est à une véritable explosion que l’on peut s’attendre dans les prochaines décennies.

Il apparaît clairement à tous les observateurs que le formidable développement de l’informatique a considérablement augmenté la pression quasi permanente sur le système nerveux des utilisateurs. C’est l’ensemble de la société moderne qui en pâtit, étant soumise tout entière à une «communication» de plus en plus envahissante. Sous une première apparence d’accroissement de liberté, il s’est en effet constitué peu à peu une sorte d’esclavagisme de l’informatique dont la prise de conscience se fait beaucoup trop lentement pour que les «parades» se mettent en place avant que les problèmes de santé qu’il engendre ne deviennent catastrophiques.

La multiplication des agressions

L’expansion de l’informatique n’est pas apparue immédiatement comme un danger, tout au contraire. Le caractère en quelque sorte «magique» de ses possibilités techniques a tout d’abord émerveillé, voire fasciné, ses praticiens à tous les niveaux. La facilité de son utilisation, après une courte formation, la rapidité et l’efficacité de sa mise en oeuvre sont apparues comme constituant un progrès technologique majeur et un facteur décisif de productivité accrue, doublée même d’une sorte d’ «amusement», à propos duquel il fallut bientôt déchanter. Car si la «triple associée» clavier-souris-écran est on ne peut plus attractive, comme on le constate notamment sur les adolescents, elle soumet nos organismes de façon insidieuse à une complète dépendance à la machine qui a des effets ravageurs. Essayons d’établir le catalogue de ses méfaits, dont nous sommes trop souvent inconscients :

  1. L’ordinateur immobilise notre corps dans une position fixe qui limite à l’excès les mouvements de nos membres, ce qui est très dommageable à notre musculature, tout autant qu’à nos appuis osseux, à notre circulation sanguine et à notre transit intestinal.
  2. La souris emprisonne notre main droite et la soumet à des mouvements saccadés répétitifs qui n’ont rien de naturel, tandis que le clavier hypersensible conçu pour favoriser la rapidité de la gestuelle crée une fatigue neurologique constante.
  3. L’écran «hypnotise» littéralement notre regard, limite à l’extrême notre champ de vision et restreint abusivement la portée de celui-ci, ce qui diminue peu à peu ses facultés d’accommodement à la «ligne d’horizon» et nous menace de myopie. A quoi s’ajoute la permanente fatigue oculaire causée par une luminosité directe.

Est-il besoin de préciser que toutes ces agressions sont fortement aggravées dès que les nécessités professionnelles exigent une grande rapidité d’exécution des travaux. C’est alors une pression psychologique intense qui s’exerce à la fois sur notre mental et notre système nerveux, cette pression pouvant nous conduire, dans les cas extrêmes et sur les personnes plus fragiles, à un complet dérèglement de notre métabolisme et de nos facultés adaptatives.

En fait, si une activité de ce type est maintenue durant plusieurs années, la dégradation progressive de la santé est quasiment inéluctable. Tant que l’organisme est jeune, il supporte et s’adapte. Dès que l’âge commence à faire son oeuvre (autour de 40 ans en moyenne), ses défenses sont débordées et l’épuisement nerveux se déclare.

Quels remèdes sont envisageables ?

Les anxiolytiques ou antidépresseurs peuvent apporter une aide toute passagère et l’erreur serait de s’y accoutumer, car ils ne résolvent nullement le problème. Les seules solutions concrètes sont de deux ordres : celles qui dépendent de l’entreprise dans laquelle on travaille et celles qui dépendent de l’individu lui-même, ce qui n’exclut pas leur interaction souhaitable.

Il est aujourd’hui indispensable que les chefs d’entreprise comprennent que le bien-être physique et mental de leur personnel est la base même de leur productivité. L’énorme pression psychologique engendrée par l’informatique et sa rapidité (sans parler des dangers liés au rayonnement électromagnétique des ordinateurs et des téléphones portables, auxquels on ne peut pas être continuellement exposé sans dommages) nécessite au sein des entreprises une organisation fonctionnelle des locaux et des horaires permettant à chacun de pouvoir se détendre, se relaxer, «se récupérer» et prendre de temps à autre ses distances avec la surcharge émotive et psychologique ambiante.

Il faut à chacun de l’espace, du silence et du calme. Il est également indispensable que les postes de travail soient organisés en fonction d’une ergonomie efficace mise au point par des professionnels. Le travailleur doit bénéficier d’un confort maximal, car celui-ci, bien loin d’être un luxe, est un facteur capital d’efficience et de productivité et un bon moyen d’éviter l’absentéisme. C’est donc à l’avantage de l’entreprise autant, sinon plus, que de ses employés.

Quant à l’individu lui-même, il lui faut impérativement se ménager, apprendre à se relaxer dès que c’est possible, saisir la moindre occasion d’un déplacement physique (par exemple : préférer porter un papier vers un bureau voisin plutôt que le transmettre d’un ordinateur à un autre). L’idéal est de ne pas rester devant un ordinateur plus de 30 minutes sans bouger. Se lever et faire quelques pas, ne serait-ce que durant 2 minutes, a des effets beaucoup plus bénéfiques qu’on ne l’imagine.

Si les dirigeants de l’entreprise n’ont pas la capacité d’accomplir les aménagements nécessaires et si le salarié ne parvient pas, à son niveau, à réduire les néfastes effets d’une pression excessive, il ne lui reste plus qu’à changer de vie et de métier. Certes, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais dans certaines situations intenables, c’est le seul moyen de sauver sa santé, élément primordial de notre bonheur et qui ne doit jamais être sacrifiée.

Pierre LANCE de santé nutrition innovation

Cette entrée a été publiée le 28/02/2013.

Le stress

Stress

Selon Hans Selye, le premier à avoir étudié de manière approfondie le phénomène du stress, le stress est un mécanisme d’adaptation face à des agents stresseurs, une réponse de l’organisme face à une demande qui lui est faite.
En milieu professionnel, le stress survient chez une personne lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses ressources pour y faire face.
Les effets ne sont pas uniquement de nature psychologique. Le stress affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité.

LES FACTEURS DE STRESS :

L’environnement facteur de stress :
Si, à l’origine, le stress a pour finalité le combat physique ou la fuite, il prend dans nos sociétés contemporaines un autre aspect, résultant davantage de réactions psychologiques ou émotionnelles.
De nombreux événements sont facteurs de stress, au premier rang desquels un deuil, mais aussi un divorce, un avortement, une maladie, un accident ou encore une agression, un déménagement… Cependant, les événements heureux peuvent générer un stress aussi important : un mariage, une naissance, la réussite d’un concours ou la remise d’un prix. Tout événement qui provoque une forte réaction émotionnelle et psychologique chez l’individu peut être perçu comme un stress.
 

L’environnement contemporain
Les difficultés familiales et les bouleversements des rapports sociaux, la vie urbaine, les chocs et les traumatismes, la vitesse des changements, les sollicitations multiples, visuelles et auditives, les embouteillages urbains, l’entassement dans les transports en commun, tels que le métro mais aussi les agressions moins visibles comme la publicité, les antennes relais des téléphones portables dont les études d’impact révèlent des effets secondaires perturbateurs, la liste est longue des agents stressants présents dans notre environnement quotidien.

Le stress au travail :
Si certaines professions sont désignées comme particulièrement stressantes à l’exemple de celles des sportifs professionnels, cadres supérieurs, hommes politiques, commerciaux… les conditions de travail ont un impact tout aussi important : un métier à risques, une exposition au bruit, à l’obscurité, déclenchent des symptômes secondaires.
Avec l’expansion des moyens informatiques et des systèmes de communication, l’environnement au travail a considérablement changé ces dernières décennies tandis que la hiérarchie se trouve bouleversée : travail en réseau, travail flexible, évolutions technologiques, le maître mot est le changement. Or, le changement est générateur de stress. Si une partie des individus se sent à l’aise avec ces « défis » permanents, beaucoup éprouvent des difficultés à s’y adapter.
Le stress au travail, c’est aussi l’augmentation des charges de travail, les sollicitations en tous sens, les problèmes d’organisation tels que la nécessité de répondre aux demandes dans l’urgence, la concurrence entre individus et entre entités industrielles, la pression que constituent les menaces de licenciement et de faillite, de plus en plus fréquentes, et l’emploi précaire. La tension générale est renforcée par un sentiment de détresse et d’isolement des salariés dont le travail est plus lié à la rentabilité qu’à un environnement social.
Il a été prouvé que la réceptivité au stress varie selon les individus, leur environnement, leur milieu familial, leur passé, mais aussi leurs gènes et leur terrain biologique. Face à un événement similaire, une personne peut ressentir de l’excitation ou de l’euphorie et l’autre un grand malaise. Toufefois, sur le plan physiologique, les modifications chimiques sont les mêmes : augmentation de la pression sanguine, accélération des battements du cœur et de la respiration, afflux d’hormones vers certains organes.

Le stress au travail, un coût humain considérable :
Selon un rapport du Bureau international du travail, le stress coûterait à l’industrie américaine quelque 200 à 300 milliards de dollars par an : il s’agit de coûts liés à l’absentéisme, aux pertes de productivité, indemnités de l’assurance santé et des frais médicaux directs. Dans l’Union européenne, ce coût serait de 20 milliards d’euros par an et 41 millions de salariés seraient concernés par des problèmes de santé liés au stress au travail. Selon le Quotidien du médecin, le stress augmente les risques cardio-vasculaires et provoque des troubles musculaires, les plus fréquentes des maladies professionnelles. On estime à près de 10% le nombre de salariés souffrant de dépression, d’anxiété ou de surmenage, 10000 japonais meurent chaque année des conséquences du stress. Selon l’Américan Institute of stress, le stress est la cause de 60 à 80% des accidents du travail. En 2020, le stress pourrait être la deuxième cause d’invalidité en France.

Guérir le stress :
Chaque individu a tendance à mettre en place ses propres solutions anti-stress même si ces solutions ont un effet relaxant à court terme mais destructeur à moyen terme : l’alcool, le café, le tabac, les drogues, les anxiolytiques, l’excès alimentaire, en sont les principaux exemples. Si elles offrent un regain d’énergie ou une sensation de détente, ces méthodes déclenchent a posteriori des phases de fatigue et d’irritabilité, et à plus longue échéance des problèmes de santé. Le sport et les loisirs sont d’autres réponses individuelles face aux tensions du quotidien. L’hygiène de vie, la connaissance de soi et de ses limites doivent pouvoir aider à gérer son stress.

La médecine
– Les traitements médicaux : Les substances médicamenteuses qui agissent sur le psychisme, ou psychotropes, constituent un des traitements proposés par la médecine allopathique : ce sont les somnifères, anxiolytiques et anti dépresseurs, consommés en grande quantité dans les sociétés occidentales. Ils sont toutefois susceptibles de créer des problèmes de dépendance et de perturber les cycles du sommeil.
Les remèdes à base d’huile de poisson et d’acides gras (oméga 3 et 6), de par leur capacité à réduire le cortisol, sont actuellement très en vogue. Les oligoéléments comme le magnésium, le lithium, sont souvent conseillés. La médecine par les plantes fait partie des traitements additifs aux problèmes liés au stress.
– L’homéopathie : modifie en douceur le terrain général du patient. Elle est pratiquée par des médecins généralistes ayant développé une spécialisation en homéopathie.
– L’ostéopathie : Par le biais de techniques manuelles spécifiques, l’ostéopathie soigne les troubles fonctionnels, les troubles nerveux, les troubles des viscères et les dysfonctionnements des centres de l’équilibre. De même, il traite les suites des traumatismes physiologiques (pathologies musculaires, vertébrales, arthrose, articulations…)

Les pratiques orientales :
Elles connaissent un engouement très fort d’autant que les valeurs de sérénité et d’harmonie qu’elles déclinent sont à l’opposé de celles mises en avant par l’Occident (vitesse, défi, progrès…). Parmi elles, le shiatsu, pratiqué par des moines bouddhistes japonais dès le Xe siècle.
Le qi gong et le tai-chi-chuan sont une gymnastique lente axée sur la respiration énergétique et pratiquée par les Chinois, elles sont un art martial interne.

Cette entrée a été publiée le 28/02/2013.

Charte éthique

Charte éthique

Le terme massage :
Compte tenu de la loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996, modifié par décret n° 2000-577 du 27 Juin 2000, il ne s’agit nullement de soins médicaux ou de kinésithérapie, mais de discipline de bien-être. Ce sont pour vous ce que l’on appelle des soins préventifs et d’entretien de santé, comme l’activité physique, une alimentation équilibrée, la qualité de votre sommeil ou de l’air que vous respirez. Ils représentent de nos jours un des meilleurs moyens de prendre soin de soi en chassant le stress tout en entretenant son équilibre psycho-corporel. Par conséquent, le terme « massage » présent sur ce site n’est utilisé uniquement que pour simplifier la compréhension des visiteurs.