Le stress

Stress

Selon Hans Selye, le premier à avoir étudié de manière approfondie le phénomène du stress, le stress est un mécanisme d’adaptation face à des agents stresseurs, une réponse de l’organisme face à une demande qui lui est faite.
En milieu professionnel, le stress survient chez une personne lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses ressources pour y faire face.
Les effets ne sont pas uniquement de nature psychologique. Le stress affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité.

LES FACTEURS DE STRESS :

L’environnement facteur de stress :
Si, à l’origine, le stress a pour finalité le combat physique ou la fuite, il prend dans nos sociétés contemporaines un autre aspect, résultant davantage de réactions psychologiques ou émotionnelles.
De nombreux événements sont facteurs de stress, au premier rang desquels un deuil, mais aussi un divorce, un avortement, une maladie, un accident ou encore une agression, un déménagement… Cependant, les événements heureux peuvent générer un stress aussi important : un mariage, une naissance, la réussite d’un concours ou la remise d’un prix. Tout événement qui provoque une forte réaction émotionnelle et psychologique chez l’individu peut être perçu comme un stress.
 

L’environnement contemporain
Les difficultés familiales et les bouleversements des rapports sociaux, la vie urbaine, les chocs et les traumatismes, la vitesse des changements, les sollicitations multiples, visuelles et auditives, les embouteillages urbains, l’entassement dans les transports en commun, tels que le métro mais aussi les agressions moins visibles comme la publicité, les antennes relais des téléphones portables dont les études d’impact révèlent des effets secondaires perturbateurs, la liste est longue des agents stressants présents dans notre environnement quotidien.

Le stress au travail :
Si certaines professions sont désignées comme particulièrement stressantes à l’exemple de celles des sportifs professionnels, cadres supérieurs, hommes politiques, commerciaux… les conditions de travail ont un impact tout aussi important : un métier à risques, une exposition au bruit, à l’obscurité, déclenchent des symptômes secondaires.
Avec l’expansion des moyens informatiques et des systèmes de communication, l’environnement au travail a considérablement changé ces dernières décennies tandis que la hiérarchie se trouve bouleversée : travail en réseau, travail flexible, évolutions technologiques, le maître mot est le changement. Or, le changement est générateur de stress. Si une partie des individus se sent à l’aise avec ces « défis » permanents, beaucoup éprouvent des difficultés à s’y adapter.
Le stress au travail, c’est aussi l’augmentation des charges de travail, les sollicitations en tous sens, les problèmes d’organisation tels que la nécessité de répondre aux demandes dans l’urgence, la concurrence entre individus et entre entités industrielles, la pression que constituent les menaces de licenciement et de faillite, de plus en plus fréquentes, et l’emploi précaire. La tension générale est renforcée par un sentiment de détresse et d’isolement des salariés dont le travail est plus lié à la rentabilité qu’à un environnement social.
Il a été prouvé que la réceptivité au stress varie selon les individus, leur environnement, leur milieu familial, leur passé, mais aussi leurs gènes et leur terrain biologique. Face à un événement similaire, une personne peut ressentir de l’excitation ou de l’euphorie et l’autre un grand malaise. Toufefois, sur le plan physiologique, les modifications chimiques sont les mêmes : augmentation de la pression sanguine, accélération des battements du cœur et de la respiration, afflux d’hormones vers certains organes.

Le stress au travail, un coût humain considérable :
Selon un rapport du Bureau international du travail, le stress coûterait à l’industrie américaine quelque 200 à 300 milliards de dollars par an : il s’agit de coûts liés à l’absentéisme, aux pertes de productivité, indemnités de l’assurance santé et des frais médicaux directs. Dans l’Union européenne, ce coût serait de 20 milliards d’euros par an et 41 millions de salariés seraient concernés par des problèmes de santé liés au stress au travail. Selon le Quotidien du médecin, le stress augmente les risques cardio-vasculaires et provoque des troubles musculaires, les plus fréquentes des maladies professionnelles. On estime à près de 10% le nombre de salariés souffrant de dépression, d’anxiété ou de surmenage, 10000 japonais meurent chaque année des conséquences du stress. Selon l’Américan Institute of stress, le stress est la cause de 60 à 80% des accidents du travail. En 2020, le stress pourrait être la deuxième cause d’invalidité en France.

Guérir le stress :
Chaque individu a tendance à mettre en place ses propres solutions anti-stress même si ces solutions ont un effet relaxant à court terme mais destructeur à moyen terme : l’alcool, le café, le tabac, les drogues, les anxiolytiques, l’excès alimentaire, en sont les principaux exemples. Si elles offrent un regain d’énergie ou une sensation de détente, ces méthodes déclenchent a posteriori des phases de fatigue et d’irritabilité, et à plus longue échéance des problèmes de santé. Le sport et les loisirs sont d’autres réponses individuelles face aux tensions du quotidien. L’hygiène de vie, la connaissance de soi et de ses limites doivent pouvoir aider à gérer son stress.

La médecine
– Les traitements médicaux : Les substances médicamenteuses qui agissent sur le psychisme, ou psychotropes, constituent un des traitements proposés par la médecine allopathique : ce sont les somnifères, anxiolytiques et anti dépresseurs, consommés en grande quantité dans les sociétés occidentales. Ils sont toutefois susceptibles de créer des problèmes de dépendance et de perturber les cycles du sommeil.
Les remèdes à base d’huile de poisson et d’acides gras (oméga 3 et 6), de par leur capacité à réduire le cortisol, sont actuellement très en vogue. Les oligoéléments comme le magnésium, le lithium, sont souvent conseillés. La médecine par les plantes fait partie des traitements additifs aux problèmes liés au stress.
– L’homéopathie : modifie en douceur le terrain général du patient. Elle est pratiquée par des médecins généralistes ayant développé une spécialisation en homéopathie.
– L’ostéopathie : Par le biais de techniques manuelles spécifiques, l’ostéopathie soigne les troubles fonctionnels, les troubles nerveux, les troubles des viscères et les dysfonctionnements des centres de l’équilibre. De même, il traite les suites des traumatismes physiologiques (pathologies musculaires, vertébrales, arthrose, articulations…)

Les pratiques orientales :
Elles connaissent un engouement très fort d’autant que les valeurs de sérénité et d’harmonie qu’elles déclinent sont à l’opposé de celles mises en avant par l’Occident (vitesse, défi, progrès…). Parmi elles, le shiatsu, pratiqué par des moines bouddhistes japonais dès le Xe siècle.
Le qi gong et le tai-chi-chuan sont une gymnastique lente axée sur la respiration énergétique et pratiquée par les Chinois, elles sont un art martial interne.

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Publié le 28/02/2013. Bookmarquez ce permalien.